La Saint-Valentin est la célébration de l’amour à deux, mais quel sentiment, quel regard portez-vous à la personne que vous êtes ? Cette question, loin d’être incongrue, est une véritable réflexion, car l’estime personnelle conditionne l’ensemble de nos relations. Comment aimer les autres, s’épanouir ou faire face aux événements de la vie si l’on ne s’aime pas soi-même ? Je vous invite aujourd’hui à comprendre l’estime de soi pour trouver les clés de votre équilibre… et du bonheur ! 

L’estime de soi et ses 3 piliers

Souvent amalgamée avec la confiance en soi (foi en sa capacité d’action et en ses aptitudes) et avec l’amour-propre au sens narcissique de la chose (amour immodéré de sa personne), l’estime de soi est tout simplement l’appréciation de sa valeur personnelle

Une bonne estime de soi est un équilibre intérieur qui permet d’affronter toutes les situations. 

Le degré d’estime que l’on se porte est une auto-évaluation située au carrefour de l’amour de soi, de la vision de soi, de la confiance en soi et de l’acceptation de soi

Trois éléments impactent cette estimation : 

  • le regard que l’on se porte,
  • le regard des autres,
  • le chemin et les expériences de vie. 

En d’autres termes, les fondements de l’estime sont : l’éducation et les croyances individuelles, l’influence sociale, la recherche de validation extérieure, les réussites, les échecs et la capacité de résilience. 

Ce qui fait de ce jugement intime un avis pas toujours objectif.

L’image de soi est façonnée dès la tendre enfance à travers les interactions avec les parents et leurs comportements. Un cadre familial aimant et bienveillant est évidemment favorable pour se plaire, apprendre à se respecter et à être fier de soi dans toute sa singularité… 

À l’inverse, un enfant mal-aimé va grandir avec une image dévalorisée et un sentiment d’infériorité.

La mésestime engendre à tout âge un véritable mal-être, aux lourdes répercussions personnelles et relationnelles. Toutefois, il faut savoir que ce schéma émotionnel évolue tout au long de la vie. 

Le mécanisme de l’estime de soi

Nous avons vu l’importance de la relation parentale, mais de nombreux événements influent sur la valeur que l’on s’accorde : un choc, un événement stressant comme un divorce, la perte de son emploi, des difficultés financières… Sans oublier les pièges de la comparaison sociale, du perfectionnisme, de la pression d’un environnement négatif ou critique

Ces facteurs alimentent un dialogue interne où les pensées jouent un rôle prépondérant. 

En effet, chacun de nous répond à ce que l’on appelle des biais cognitifs, une façon de penser inconsciente et automatique. Le cerveau agit comme un chef d’orchestre et dicte nos réactions entretenant par là-même un cercle vertueux… ou vicieux selon notre histoire ! 

Chez les personnes qui souffrent d’une mauvaise image d’elles-mêmes, ces biais cognitifs sont associés à des croyances limitantes ou à des émotions fortes comme la colère, la peur ou l’angoisse. Cette subjectivité induit alors une vision tronquée de la réalité, des jugements ou des choix faussés, avec à la clé : 

  • des difficultés relationnelles, 
  • une dépendance affective, 
  • une peur du regard des autres, 
  • un isolement affectif ou social, 
  • une dévalorisation permanente, 
  • de la négativité, un risque accru de dépression,
  • des troubles du sommeil ou alimentaires,
  • des conduites addictives… 

Avoir une mauvaise image de soi est toujours synonyme de souffrance et de frein au développement personnel, mais il n’est jamais trop tard pour en prendre conscience, car il est aussi possible de moduler l’estime à la hausse ! 

5 étapes pour renforcer l’amour de soi

Le chemin de la résilience est une exploration des rouages internes, le décodage du schéma de fonctionnement. 

Apprendre à s’aimer et à s’accorder de la valeur est avant tout un travail d’auto-acceptation qui demande de : 

  1. prendre conscience de toutes les pensées négatives que l’on nourrit à son égard : nous sommes plus sévères avec nous-même, qu’avec notre entourage ;
  2. reconnaître ensuite que nul n’est parfait, que tout le monde a des qualités et des défauts, des zones de génie et des points faibles et qu’il est possible de faire de son mieux avec ce que l’on est à l’instant présent ;
  3. respecter et oser faire respecter ses limites, ses valeurs et ses principes. S’affirmer, c’est reconnaître sa personnalité, son unicité et qu’il est inutile de se comparer aux autres ou pire, de se dévaloriser ;
  4. se porter de l’attention et être bienveillant envers soi-même, se faire plaisir comme on aime faire plaisir à un proche ;
  5. savoir accepter les compliments et les témoignages de valeur.

Avoir de la considération pour soi est une notion fondamentale : c’est s’autoriser à s’aimer, à se sentir accepté, aimé et respectable tel que l’on est.  

Si la charge émotionnelle de ce changement est trop forte, demandez de l’aide à un professionnel, car il dispose de toutes les compétences pour vous accompagner. 

Différentes approches se prêtent à la restauration de l’estime de soi. Ce peut être avec la sophrologie, basée sur la respiration et la relaxation, car cette pratique permet d’ancrer de nouvelles habitudes et de lâcher-prise en douceur. Si la dévalorisation fait suite à un traumatisme ou une blessure de l’enfance, l’EMDR est un excellent passeport vers la sérénité. 

Le choix thérapeutique est fait en fonction de votre problématique, mais toujours en accord avec vous. 

Oscar Wilde a écrit “S’aimer soi-même est le début d’une histoire d’amour qui durera toute une vie”, alors quelles que soient les raisons qui vous ont poussé à vous déprécier, il est nécessaire de prendre le temps de la reconstruction. Changer de regard et cultiver une image positive de soi, ne plus douter de sa propre valeur et aller de l’avant est un gage d’accomplissement et d’amour inconditionnel. L’estime de soi est, avec la confiance et l’affirmation de soi, le socle d’une vie épanouie.